Guesthouse à Osaka : notre expérience pas sympa du tout.

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Soyons clairs, je vais essayer de ne pas être trop violent dans mes propos. Le fond de ma pensée en revanche est nettement plus énervé que ce que vous pourrez lire. Même si ça le sera un peu finalement. Je vais vous raconter ce qui nous est arrivé avec notre guesthouse à Osaka. Notre toute première expérience avec la ville. Un premier contact pas franchement terrible et même carrément désagréable. Ready ? Pavé.

Le contexte.

Plantons le décor histoire que vous puissiez mieux vous imaginer. On vient de passer un mois à Tokyo, on a repris quelques repères, on s’est re familiarisés avec le Japon etc… Ok tout va pour le mieux. Mais Osaka on ne connait pas du tout, on n’y est jamais allés, on entend tout et son contraire sur cette ville. On imagine que ça pourrait être craignos, que ça pourrait compromettre un peu l’expérience PVT, on sait qu’on va devoir faire encore plein de super démarches avec la carte de résident

Rajoutez à cela une traversée en bus de nuit de 8h, donc une nuit pas terrible (mais pas chère !). On a utilisé le service TA-Q-BIN pour la première fois pour faire envoyer deux de nos valises, donc on ne sait pas si elles vont arriver ni à quelle heure… Bref, on est un peu en stress quand même.

On arrive finalement à Osaka. Samedi aux environ de 7h du matin, bien fatigués, avec encore 2 valises à tirer à travers la ville. On arrive à Namba, ça va c’est pas trop dépaysant par rapport à Tokyo, il y a des grand bâtiments un peu partout etc… Puis on prend le métro pour arriver à la station la plus proche de notre Guesthouse à Osaka. Et la déjà c’est moins drôle. On est dans le Chuo-ku mais dans le coin bien industriel, avec rien autour que des bâtiments gris et des entreprises. Bof. “Ah merde Osaka c’est vraiment pas ouf en fait”. Voila ce que l’on s’est dit.

Notre guesthouse à Osaka : l’histoire.

Voilà vous avez le décor et l’ambiance en place. Avançons. Déjà on reçoit un mail pour nous dire qu’il n’y aura personne à la guesthouse avant midi. Génial… Il est que 8h30 du mat’ on aura pas trop à attendre c’est cool… Avec les deux valises de 23kg à trainer et la fatigue on a pas trop envie d’aller se promener en attendant que quelqu’un se pointe. Donc ce sera fauteuil pendant 3h et quelques. On constate aussi qu’il fait bien sombre à l’intérieur des communs. Alors que dehors le soleil tape encore bien fort, à l’intérieur il fait presque nuit, obligés de mettre les lumières…

Premières rencontres.

Midi arrive et une vieille dame nous aborde. Il semble que ce soit une gérante ici. Elle ne parle pas anglais mais alors pas du tout, même pas “hello”, queudal. Elle tente alors de nous dire ce qui sera LA douche froide pour nous. Voici une phrase résumée.

“Alors euh je suis désolée mais la chambre que vous avez réservé n’est pas disponible en fait… en attendant qu’elle se libère on vous a mis dans la chambre là-bas (descriptif dans la suite de l’article), ça fera ¥38000 oneigai shimasu”

PARDON ?? J’ai réservé au mois de juin, j’ai versé un put*** d’acompte de ¥30000 avec 35€ de taxe de ma banque au passage pour avoir la chambre que je voulais et là comme ça tu me sors que nan. J’ai fait ça un peu pour rien. Au calme.

Constatant poindre mon visage des jours de ténèbres, elle me dit que si je veux je peux m’adresser directement par téléphone au directeur de la société. Sur quoi je répond de toute ma haine : “ok”. Je suis un boss en japonais vous le savez maintenant. Je peux gérer.

Il y a combien de gérants dans cette guesthouse ?

Là je tombe sur une voix tremblotante d’une personne semblant avoir 102 ans qui bafouille un anglais de panique incompréhensible. Je lui demande poliment ce que signifie tout ce bordel et que j’ai pas envie de payer. L’excuse c’est que la personne qui devait partir “a repoussé au dernier moment”. Oui mais j’en ai rien à foutre moi, j’ai payé 300€ y’a 3 mois pour avoir la chambre que je voulais. Donc hayaku kudasai et file moi ma piaule. Sur quoi on me répond : “don’t worry la chambre sera disponible dans 10 jours, sinon on peut vous rembourser il n’y a pas de soucis”.

HAHAHAHA bah ouai et moi je dors dans mes valises, j’expérimente le camping sauvage dans la 3ème plus grosse ville de ton pays que j’ai envie de brûler là tout de suite.

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Résigné je raccroche. Pas le choix, dos au mur. Sur quoi la vieille dame surenchérit en me disant que si j’avais un problème je pourrai parler getsuyoobi (lundi) à la manager de la guesthouse. Ah parce que c’est pas toi en fait, ni le mec que j’ai eu au téléphone ? Ok j’abandonne montre la chambre qu’on en finisse, on est crevés.

La chambre de la questhouse : le point final, l’éclipse, le firmament du foutage de gueule.

Oui parce qu’en lisant ce qu’il y a au dessus tu peux te dire qu’on a fait nos mijaurées, nos fragiles. Ok ils ont merdé, faites un effort aussi, il vous dit que dans 10 jours vous récupérez votre chambre.

Tu te doutes bien que je ne serais pas aussi désappointé si derrière ça avait pas été carrément de la grosse bouse.

Situées derrière le desk de l’accueil, 4 chambres. Il faut passer une porte qui amène dans un couloir où la lumière n’arrive pas. On se croirait dans l’arrière boutique glauque d’un kebab, d’ailleurs y’a des trucs empilées à l’arrache par ci par la, genre vieux matelas, lattes en ferraille… On dirait que c’est pas déclaré en fait. Quatres chambres là dedans quand même, vivement qu’on découvre la notre.

Donc on entre : la chambre est une… pièce de 5m². (“repousse les ténèbres Matthieu, tu peux le faire, c’est pas la faute de la vieille, elle y est pour rien elle”). Qui dit 5m² dit forcément espaces en commun. On a pas de problèmes avec ça, mais quand on est préparés. On partageait donc nos espaces avec un russe, un américain et un chinois. Si j’osais je dirais que c’est le combo parfait en terme de savoir vivre.

guesthouse a osaka PLS
Photo prise le jour du départ : quand les valises étaient rangées. Imaginez ça avec les valises ouvertes.

Je brise les limites de l’optimisme au delà du concept en me disant que ça va le faire. Si on bouge le truc qui sert de bureau par là, qu’on pose les valises comme ça, qu’on… nan ça marche pas, c’est impossible, c’est la merde on va pas pouvoir. On est 2, 4 valises, y’a pas de place, pas de fenêtres, on va étendre le linge comment ? On paye ¥38000 pour ça ? NANIIIIIIIIIIIIIIII ?!

Ok c’est que deux semaines c’est bon.

Le fameux lundi avec la manager.

On se dit que ça y’est on va pouvoir discuter en anglais pour résoudre notre problème. Bah pas vraiment en fait. La manager était pas au courant qu’il y avait un problème. Génial. Puis deuxième douche froide : elle vérifie les dates de disponibilités des appart’ au dessus. Ce sera pas avant le 11 novembre. Ah mais carrément. Tu transformes le 10 jours en 1 mois et demi. Comme Bouddha a transformé l’eau en umeshu. Le vieux au téléphone s’est ouvertement foutu de ma tronche, il savait très bien qu’il n’y avait rien de dispo.

Visage des ténèbres à nouveau et même réaction: on me passe le proprio au téléphone. La cette fois j’ai rien pigé à ce qu’il racontait et je m’en foutais honnêtement.

On avait une nouvelle mission : trouver un nouveau logement le plus rapidement possible.

Les infos utiles, le prix de cette guesthouse à Osaka.

Oui car il faut bien donner un nom à un moment donné. Avant de nous balancer qu’on avait qu’à vérifier sur internet si c’était de la daube, tu te doutes bien qu’on a cherché et il y a 2 avis qui trainent avec une moyenne de 3.5/5. Alors c’est pas dingue mais c’est pas 1 ou 2. Pour les prix et le budget on s’est dit que ça le ferait.

Cette guesthouse s’appelle Mayflower House.

J’ai poussé les recherches un peu plus loin et je me suis rendu compte qu’ils ont des guesthouse partout et surtout une à Ikebukuro qui apparemment est dégueulasse. En fait ils font un site par guesthouse sans mentionner qu’ils sont ailleurs. C’est pour ça que les avis sont pas simples à trouver. D’après les avis de celle d’Ikebukuro il est arrivé exactement la même chose à d’autres personnes.

guesthouse à Osaka mur
Photo prise contre la porte d’entrée de la chambre.

En gros la gestion est à chier et il faut absolument éviter cet endroit. Je pense que vous l’aurez compris. Si vous cherchez une guesthouse à Osaka, cherchez ailleurs. Qu’il ne vous arrive pas la même chose qu’à nous. Surtout si vous venez pour un court voyage sans possibilité de vous retourner.

Combien on a payé ?

Dans les ¥38000 yens mentionnés au dessus il faut savoir que c’est avec les frais de réservation déduits.

On aurait payer ¥58000 le mois d’après. Si tu trouves que ça fait cher le mètre carré met un pouce vert. On a eu aucune réduction de leur part, aucun geste commercial. Si ! ils nous ont remboursé les 5 jours qu’on a pas utilisé parce qu’on est partis le 25… Encore heureux.

Notre avis sur cette guesthouse à Osaka.

Je pense qu’il n’y a pas besoin d’en dire plus pour savoir ce qu’on en pense. Je mets une réserve quand même car on ne sait pas à quoi ressemblent les vrais appart’. Mais la probabilité d’en avoir un si on réserve à l’avance étant très aléatoire je ne conseille pas d’essayer.

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tetoy
Invité
tetoy

La belle expérience ! 🙂
Le point positif c’est que vous en êtes sorti 😉
Bravo pour avoir tenu le coup XD

Coincoin
Invité

Couac ! J’ai bien rigolé ! Je sais où ne pas aller lors de mon prochain voyage en avril ! Ils ont perdu un client.

Elodie
Invité
Elodie

Hello,

J’ai adoré ton article!
Vraiment on sent que tu as la haine et que tu essayes de te contenir tant bien que mal xD
Merci pour ce partage en tout cas!

Un Gaijin Au Japon
Invité

Ohhhhh. Je lisais ton article, je lisais, je lisais, … Je me disais c’est abusé … Et puis je suis tombé sur le nom” MAYFLOWER et j’ai compris. Cette société a toujours eu mauvaise réputation. Vivement que quelqu’un porte plainte contre eux parce qu’ils ont des logements qui sont insalubres et parfois même hors la loi (des chambres sans fenêtre par exemple)!!!!

Sarah
Invité
Sarah

J’ai bien rigolé en lisant ton article, mais j’imagine que ça n’a pas du tout être drôle pour vous. Ça me fait peur quand je tombe sur des histoires comme ça. Perso, je suis du genre à me laisser marcher dessus, je n’aurai pas su ce qu’il fallait faire.