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Que faire à Onomichi en une journée ? Notre visite en famille

Pendant notre dernier séjour au Japon, on est partis passer une journée à Onomichi avec notre fils de 5 ans. Un Shinkansen jusqu’à Fukuyama, un petit trajet en train local et nous voilà au bord de la mer intérieure de Seto. Au programme : téléphérique, temples, des ruelles en pente avec plein d’escaliers parce que c’est la base et un magnifique panorama. Franchement, on a adoré cette ville. Il y avait assez peu de touristes lors de notre passage et plein de petits coins à découvrir en se baladant. Si vous vous demandez que faire à Onomichi en une journée, je vous emmène sur notre parcours. Avec un début un peu moins fluide que prévu, parce qu’avant de visiter quoi que ce soit, il a fallu trouver le bus. Si vous nous suivez depuis un moment, vous savez que les bus et nous…c’est pas ça.

Pourquoi visiter Onomichi lors d’un voyage au Japon ?

Des maisons sur les collines, des temples entre les ruelles, la mer juste en bas… Onomichi a vraiment beaucoup de choses pour nous plaire. On a trouvé la ville superbe, et surtout très agréable à parcourir. Le genre d’endroit où l’on peut passer une bonne partie de la journée dehors à se promener et à regarder ce qu’il y a autour. La ville est construite face à un bras de mer, le chenal d’Onomichi, avec l’île de Mukaishima de l’autre côté. Derrière le centre, ça monte assez vite. C’est là que se trouvent le parc Senkoji, son temple et une bonne partie des ruelles que l’on vient découvrir. Autant dire que sur une carte tout paraît proche, mais que les jambes peuvent avoir un autre avis.

Pendant notre visite, il n’y avait pas trop de monde. On a pu profiter de la balade tranquillement, et avec notre fils c’était vraiment bien. Il y a de quoi voir sans avoir besoin de traverser toute la ville entre chaque arrêt.

Que faire à Onomichi en une journée ? Notre itinéraire

Arrivée à la gare : à la recherche d’un ramen… et du bus

En arrivant, on commence par tourner un peu, on fais le tour des devants de la gare, puis on cherche un endroit pour manger un ramen. C’est une des spécialités d’Onomichi, donc forcément, ça donne envie. On a préféré manger tôt pour être tranquilles (vers 11h). Vient ensuite le moment de rejoindre le téléphérique, notre 1ère étape de la journée.

Et là, on ne trouve pas le départ des bus. En plus, les horaires du week-end sont différents. Bref, on perd un peu de temps avant de comprendre où aller. Rien de dramatique, mais ce n’était pas la partie la plus intéressante de la journée.

Onomichi, vue depuis la gare

On finit tout de même par prendre notre bus jusqu’au téléphérique. Petit conseil si vous comptez faire pareil : faites-vous confirmer le départ à la gare, surtout le week-end. L’arrêt à repérer pour la station basse est Nagaeguchi. Ça vous évitera peut-être de tourner autant que nous.

Le téléphérique de Senkoji : on garde la marche pour la descente

Pour rejoindre les hauteurs, on a choisi le téléphérique. La descente se ferait à pied, avec les visites en chemin. Avec un enfant de 5 ans, ça nous paraissait être une bonne façon de profiter de la colline sans commencer par lui faire monter tous les escaliers (on a changé…).

Départ en téléphérique

Le trajet dure environ trois minutes. C’est court, mais on gagne rapidement de la hauteur au-dessus de la ville. À l’arrivée, on est dans la partie haute du parc Senkoji, près de l’observatoire. Le temple, lui, se trouve un peu plus bas : on le visitera en redescendant.

senkoji a flanc de colline
La vue sur le temple Senkoji pendant la montée

On peut aussi monter à pied, évidemment. Mais pour notre journée, le téléphérique nous allait très bien. Il restait encore largement de quoi marcher ensuite.

L’observatoire et la pause glace

Une fois en haut, direction l’observatoire. De là, on voit la ville s’étaler au pied de la colline, le chenal et les îles de la mer intérieure. C’est vraiment beau. On comprend tout de suite pourquoi cette vue revient si souvent quand on cherche des photos d’Onomichi. En plus on avait un temps parfait, pas trop chaud, pas trop froid.

Les maisons, les toits, l’eau juste derrière… Tout est assez resserré, avec plein de détails à regarder. Si vous aimez les points de vue sur les villes japonaises, celui-ci vaut clairement la montée.

On en profite aussi pour prendre une glace avant de continuer. On fait tenir l’enfant comme on peut. Pas besoin de se presser : on a prévu la journée pour Onomichi, et la suite du parcours se fait en descendant. Pour l’instant, on reste un peu en haut.

Le temple Senkoji, à flanc de colline

On reprend ensuite la marche pour rejoindre le temple Senkoji. Il se trouve en contrebas du sommet, accroché à la colline. C’est l’un des principaux temples de la ville, et une étape assez évidente quand on redescend de ce côté.

Détails du temple Senkoji

Ce qui est sympa ici, c’est la façon dont les bâtiments s’installent dans la pente. On passe du panorama de l’observatoire à des chemins plus resserrés, avec des escaliers et les constructions tout autour. Le décor change vite, alors qu’on n’a pas parcouru une grande distance.

On visite le temple avant de poursuivre vers les ruelles. Il faut quand même regarder où l’on met les pieds : ça descend, mais il y a des marches. Le téléphérique nous a épargné la montée, pas toute la marche de la journée !

Les marches à Onomichi
Beaucoup de marches

Si vous voulez repérer le chemin avant de partir, le site du téléphérique propose aussi un plan du secteur.

En descendant, je ne sais plus à quel moment exactement, on finit par tomber sur cette superbe vue d’une grosse pagode avec la ville et la mer de seto en fond. Un gros wow de circonstance.

vue depuis les hauteurs d'onomichi

La rue des chats et les petites ruelles

On continue par Neko no Hosomichi, la fameuse ruelle des chats. Vous verrez aussi son nom anglais, Cat Alley, sur les cartes. C’est un petit chemin où l’on trouve notamment des représentations de chats et des pierres peintes, dans les ruelles de la colline.

C’est exactement le genre de passage qui donne envie de prendre son temps. Onomichi est pleine de recoins, et c’est aussi ce qui a bien fonctionné avec notre fils. Il marchait, oui, mais il y avait toujours quelque chose à observer autour. La balade passait très bien.

On a ensuite fait un dernier arrêt au Sanctuaire Ushitora tout en bas, avant de repartir vers la gare. Toute cette partie se fait à pied, en descendant progressivement vers la ville basse. Prévoyez des chaussures confortables et laissez-vous un peu de temps pour les détours.

sanctuaire Ushitora

Retour par la galerie commerçante et le bord de l’eau

Pour revenir à la gare, on passe d’abord par Onomichi Hondori, la rue commerçante couverte. Après les pentes et les escaliers, on retrouve une promenade plus facile, entre les boutiques. J’aime bien ces galeries japonaises : elles donnent une bonne occasion de traverser un quartier en regardant autre chose que l’itinéraire sur son téléphone.

shotengai onomichi

Entre deux sorties perpendiculaires, on voit qu’il y a une photo super cool qui peut être prise. Celle du train qui passe devant le flanc de colline avec les maisons japonaises en fond. On cherche un spot sympa et on attend qu’un train passe. C’est un peu long mais ça vaut le coup.

Voyager au Japon - bien s'organiser

On rejoint ensuite le bord de l’eau pour terminer le chemin jusqu’à la gare. C’est une très chouette fin de balade. On a vu Onomichi d’en haut, traversé les ruelles, puis retrouvé le front de mer.

onomichi au bord de l'eau

Au final, le bus de l’aller nous a surtout servi à rejoindre le téléphérique. Pour le retour, on a pu tout faire à pied et voir autre chose en chemin. Je garderais ce sens de visite si c’était à refaire.

Visiter Onomichi avec un enfant : est-ce une bonne idée ?

Pour nous, ça a très bien fonctionné. Notre fils avait 5 ans et le rythme était parfait : un peu de marche, des arrêts, plein de choses à regarder. On avait de quoi remplir la journée sans devoir ajouter des visites à tout prix. La montée en téléphérique aide quand même beaucoup. Ensuite, les étapes s’enchaînent assez naturellement jusqu’en bas. Avec la pause glace au sommet et les recoins dans les ruelles, ça nous a fait une journée vraiment agréable tous les trois.

En revanche, avec une poussette, j’aurais tendance à dire que c’est assez compliqué. Il y a des escaliers et des passages en pente. Mieux vaut regarder les accès avant de s’engager dans la descente, quitte à reprendre le téléphérique et à privilégier la partie basse de la ville. On avait déjà parlé du rythme des visites dans notre article sur Kanazawa en famille. Ici aussi, garder un programme raisonnable nous a permis de bien en profiter.

Comment aller à Onomichi depuis Osaka ?

Le trajet que nous avons fait, via Fukuyama

Nous avons pris le Shinkansen depuis Shin-Osaka jusqu’à Fukuyama, puis un train local jusqu’à Onomichi. Ce deuxième trajet se fait sur la JR Sanyo Main Line et dure environ vingt minutes.

Selon le Shinkansen et la correspondance, comptez environ 1 h 30 à 2 h depuis Shin-Osaka. Pensez à ajouter le temps nécessaire pour rejoindre la gare depuis votre logement. On n’est donc pas sur une petite sortie à glisser entre deux visites à Osaka : il vaut mieux lui consacrer la journée.

Pour les horaires et les billets, vous pouvez préparer votre trajet sur le site de JR West. Si vous avez un pass, vérifiez bien les trains qu’il couvre avant de réserver.

Ne pas confondre Onomichi et Shin-Onomichi

Petit détail à regarder au moment de chercher votre trajet : il y a deux gares.

  • Onomichi, où nous sommes arrivés, se trouve près du centre et du bord de l’eau. Elle est desservie par les trains classiques.
  • Shin-Onomichi est la gare Shinkansen. Elle se trouve plus loin et demande ensuite de prendre un bus ou un taxi pour rejoindre le centre.

Nous sommes donc descendus du Shinkansen à Fukuyama pour terminer en train local. C’est une option pratique pour commencer directement la visite depuis la gare d’Onomichi.

Un détour imprévu à Fukuyama au retour

Au retour, on a eu un retard à Fukuyama. J’en ai profité pour aller me promener un peu autour du château, pendant que notre fils jouait dans un parc avec sa mère. Ce n’était pas prévu, mais ça m’a permis de voir un peu les alentours. Une petite sortie pendant l’attente, avant de repartir vers Osaka.

chateau de fukuyama
Petite balade autour du château de Fukuyama en attendant notre correspondance

Je ne rajouterais pas forcément Fukuyama au programme de la journée, surtout avec un enfant. Mais si vous y avez du temps entre deux trains, les environs du château peuvent être une idée de balade.

Conseils pratiques pour visiter Onomichi

Pour faire le parcours que nous avons suivi, oui. On a eu le temps de monter, de visiter le temple, de traverser les ruelles et de revenir tranquillement à la gare. Même avec notre petit flottement autour des bus en arrivant.

On n’a pas dormi sur place. Une nuit peut être sympa pour prolonger la visite ou partir ensuite vers les îles, mais elle n’est pas indispensable pour découvrir cette partie d’Onomichi.

Le téléphérique fonctionne habituellement de 9 h à 17 h 15, avec un départ toutes les quinze minutes. Vérifiez tout de même les annonces avant votre visite, notamment en cas de mauvais temps ou de maintenance.

Les tarifs officiels, vérifiés le 31 octobre 2026, sont les suivants :

BilletAdulteEnfant
Aller simple500 ¥250 ¥
Aller-retour700 ¥350 ¥

Un enfant de moins de 6 ans voyage gratuitement par adulte accompagnant, selon les conditions de l’exploitant. Si vous faites comme nous et redescendez à pied, un aller simple suffit.

Pour le reste du budget, regardez surtout le coût du train depuis Osaka, puis ajoutez le bus, le déjeuner et les petites pauses. Le montant du transport dépendra de vos billets ou de votre pass.

Le ramen d’Onomichi est la spécialité à repérer, avec son bouillon à la sauce soja et sa graisse de porc. C’est ce qu’on cherchait en arrivant. Je vous conseille de noter quelques adresses autour de la gare ou de la rue commerçante avant de partir, en vérifiant les jours d’ouverture. Ça laisse du choix une fois sur place sans passer trop de temps à chercher. Surtout si, comme nous, vous devez aussi comprendre d’où part votre bus.

Le printemps et l’automne sont des périodes à envisager pour cette journée de marche. Le parc Senkoji est notamment connu pour ses cerisiers, avec forcément davantage de visiteurs autour de la floraison.

En été, prévoyez de l’eau et des pauses : les escaliers peuvent vite se faire sentir avec la chaleur. Et si la météo annonce de la pluie, pensez aux marches de la descente et à la visibilité depuis le sommet. Le panorama fait quand même partie du plaisir de la visite.

Pour le reste de l’organisation, vous retrouverez aussi nos conseils pour organiser un voyage au Japon.

Depuis les hauteurs, les îles donnent forcément des idées pour la suite. Juste en face se trouve Mukaishima, et Onomichi est aussi l’un des points de départ de la Shimanami Kaido, l’itinéraire cyclable qui rejoint Imabari, sur Shikoku, en passant par les îles.

Nous n’avons pas fait cette partie pendant notre excursion. Avec l’aller-retour depuis Osaka et la visite de la ville, notre journée était déjà bien remplie.

Si vous avez envie de partir à vélo ou d’explorer les îles, prévoyez du temps en plus. Avec un enfant, regardez aussi les possibilités de location et les distances avant de choisir un parcours. Ça mérite une préparation à part entière.

Quelques questions avant de partir à Onomichi

Oui, et c’est exactement ce qu’on a fait. Le vélo concerne surtout les envies de prolonger vers la Shimanami Kaido. Pour le centre et la colline de Senkoji, on se déplace très bien à pied, avec l’aide du bus et du téléphérique.

Vous nous connaissez, normalement je dirais oui mais avec un enfant dans notre cas je dirais non, heureusement ! Nous avons gardé un parcours assez simple autour de Senkoji et des ruelles. Vous pouvez en ajouter selon vos envies, mais il y a déjà de quoi profiter sans vouloir tout voir.

Oui, à pied. Ça grimpe, donc à vous de voir selon votre forme et la météo. Avec notre fils, on était très contents d’avoir gardé seulement la descente.

Lors de notre passage, on a trouvé qu’il y avait assez peu de touristes. Onomichi reste une destination connue, notamment pour Senkoji et les cerisiers : ne comptez pas forcément sur le même calme un week-end de floraison.

Notre avis sur cette journée à Onomichi

Franchement, on a tout aimé. La ville est superbe, les ruelles sont pleines de recoins et la promenade nous a très bien convenu à tous les trois. Entre la vue depuis le sommet, le temple, la rue des chats et le retour au bord de l’eau, on a passé une très belle journée. Depuis Osaka, il y a un peu de trajet, mais on est très contents d’avoir fait cette excursion. Une journée permet déjà de bien découvrir la ville sans forcément changer d’hôtel.

Si vous aimez marcher dans les petites rues, visiter quelques temples et prendre le temps de regarder autour de vous, Onomichi mérite largement le détour. Regardez simplement le départ des bus avant d’arriver. Pour ça, vous pouvez faire mieux que nous.

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